jeudi 5 décembre 2013

La publicité

            D'autres sources de financement sont à l'étude. Certains proposent d'autoriser, comme sur les pages Internet, la présence de bannières publicitaires dans la plateforme du cours. D'autres envisagent les partenariats avec des sponsors ou commanditaires de certains contenus de formation. Un MOOC sur les assurances par exemple pourrait être soutenu au titre du mécénat par une entreprise de ce domaine. On parle aussi d'intégrer des boutiques dans la plateforme de MOOC dans lesquelles les participants pourraient acheter des ouvrages, du matériel optionnel ou, pourquoi pas, des mugs frappés du logo de "leur" MOOC !

D'autres opérateurs s'intéressent de très près au milieu professionnel. L'argument de gratuité n'a en effet pas le même poids pour une entreprise que pour un particulier. Bien des entreprises seraient prêtes à payer pour avoir accès à une plateforme adaptée à leurs besoins (notamment au niveau de la confidentialité des données et des parcours), sur laquelle elles auraient accès à des contenus de qualité. D'ailleurs, il semble que ce marché soit très prometteur pour l'avenir des MOOCs, au prix de quelques améliorations décisives (ergonomie, sécurité, diversification des formats...).

Qui d'autre ?


Si ni le public, ni le privé, ni les participants ne financent le cours, c’est que l’équipe pédagogique le fait : souvent des enseignants bénévoles, aidés par d’autres bénévoles, qui travaillent dessus durant leur temps libre. Cela ne peut donc pas être une solution à long terme.

Le modèle Français

En France, il est plus difficile de trouver les ressources pour financer ces MOOCS car les études supérieures sont généralement peu chères dans le public (surtout compare au modèle américain).
Les établissements français auront donc du mal à assumer les dépenses lies a un tel projet. Même si certains établissements se regroupaient, le problème resterait complexe. Les universités veulent former les étudiants qui paient leur inscription, et beaucoup ont déjà du mal à trouver l’argent nécessaire. Dans ce contexte, pourquoi investir pour former gratuitement des étudiants qui ne sont pas inscrits?
Les universités françaises ont donc du mal à trouver une motivation pour créer ces MOOCS.
            Néanmoins, la folie des MOOC continue et inspire même les politiques nationales d'enseignement supérieur, comme le projet FUN (France Université Numérique) qui a été inauguré tout récemment en France. Ce vaste projet a pour ambition d'accélérer la numérisation de l'offre de cours de l'enseignement supérieur français et comprend un volet MOOC qui n'est pas passé inaperçu. Le projet global sera doté de 12 millions d'euros

Le modèle Américain


Aux Etats-Unis, les établissements d’enseignement supérieur financent généralement la totalité d’un MOOC. Ils payent les enseignants ainsi que plusieurs étudiants pour les assistés. Mais les étudiants payent une somme d’argent conséquente pour suivre des cours dans une université prestigieuse, on comprend donc que ces établissements soient capables de trouver ces ressources.

dimanche 1 décembre 2013

La concurrence entre les marchés américain/européen


Mais ces stratégies auront-elles le temps d'être testées en France et en Europe, avant que les compagnies américaines ne raflent tout le marché ? Les intervenants interrogés restent optimistes, même s'ils admettent que le combat sera rude face à des machines de guerre américaines très bien financées. Et la réaction des internautes semble leur donner raison : la plateforme allemande Iversity compte désormais plus de 220 000 inscrits (dont 75 000 pour son cours vedette, The Future of Storytelling); les pré-inscrits se comptent aussi par dizaines de milliers sur la plateforme de FUN et sur la plateforme britannique FutureLearn, chacune de ces trois plateformes européennes proposant entre 20 et 30 MOOCs pour le moment.  La plateforme espagnole MiriadaX, qui a une année d'avance sur les autres plateformes européennes, a pour sa part joué la carte de la fédération linguistique (espagnol et portugais); elle est actuellement utilisée par une vingtaine d'établissements -plusieurs universités latino-américaines intégrant le consortium en 2014- et compte plus de 250 000 inscrits. Des "petits" scores face aux millions d'inscrits des plateformes américaines, mais qui montrent que l'intérêt est réel et qu'une partie au moins des utilisateurs européens sont en attente de cours dans leur langue, distribués par des établissements dont ils partagent la culture.

vendredi 1 novembre 2013

Sources


Matthieu CISEL, un spécialiste du sujet, étudie a l’ENS Cachan, et fait actuellement une thèse en sciences de l’éducation sur les MOOCS. Voici plusieurs des articles de son blog qui nous ont inspires :

FUN une plate forme de moocs

comment financer les moocs


Portail du Gouvernement. "France Université Numérique : la première plateforme d'enseignements en ligne est ouverte." 29 octobre 2013. http://www.gouvernement.fr/gouvernement/france-universite-numerique-la-premiere-plateforme-d-enseignements-en-ligne-est-lancee.

Boy, Claire. "Qu'attendre de FUN, le Mooc public à la française ?" La Tribune. Dernière mise à jour : 28 octobre 2013. http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20131028trib000792805/qu-attendre-de-fun-le-mooc-public-a-la-francaise-.html.

Cisel, Matthieu. "Monter un MOOC : combien ça coûte ? | La révolution MOOC." Les blogs Educpros.fr. 12 novembre 2013. http://blog.educpros.fr/matthieu-cisel/2013/11/12/monter-un-mooc-combien-ca-coute/.

Esposito, Odile. "Mooc : un énorme business ... encore à inventer." La Tribune. Dernière mise à jour : 28 octobre 2013. http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20131025trib000792809/mooc-un-enorme-business-encore-a-inventer.html.

Roberge, Alexandre. "Comment financer les MOOC ?" Thot Cursus. Dernière mise à jour : 13 février 2013. http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/19283/comment-financer-les-mooc/

Vaufrey, Christine. "France : vers un service national de l'enseignement supérieur en ligne." Thot Cursus. Dernière mise à jour : 15 janvier 2013. http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/19301/france-vers-service-national-enseignement-superieur/.

Les plateformes : 
FUN : http://www.france-universite-numerique.fr/
Iversity : https://iversity.org/
FutureLearn : https://www.futurelearn.com/
MiriadaX : https://www.miriadax.net/